Test DVD : La Rage Au Ventre

Notre test DVD

Test DVD La Rage Au Ventre

 

 

L'histoire :

Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entrainement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille.

 

Le Test DVD

Image 5/5

Une qualité d'image exceptionnelle. SND produit là un travail remarquable, mettant bien en valeur tout le travail sur l'éclairage du chef opérateur Mauro Fiore (la lumière d'Avatar, c'était lui). Grandiose.

Son 4.5/5

VF et Vo sont proposées en 5.1 ou 2.0. Nous vous conseillons d'oublier l'existence de la piste française, non à cause de la qualité du travail, irréprochable, mais pour vous éviter de craquer en subissant un doublage quelque peu insupportable. Donc VOSTFR obligatoire, et ce n'est pas pour déplaire. Comme pour l'image, le son se déguste comme du petit lait. Un régal.

Bonus 4/5

Vingt minutes de scènes coupées plus ou moins intéressantes, surtout liées à la construction des personnages. Un making of, intitulé "Sur Le Ring", de vingt minutes, revient sur la production du film, d'une manière un peu "featurette" mais agréable. Une interview de Jake Gyllenhaal, de huit minutes, aborde le travail de préparation qu'a exigé son rôle. Un peu moins d'une heure de bonus, donc, ce qui est tout à fait satisfaisant.

 

Le film

La Rage Au Ventre, n'empêche, était un film attendu au tournant. Entre un Fuqua qui gagne, peu à peu, ses galons de bon réalisateur de films d'action pétaradants, un Jake Gyllenhaal à la notoriété sans cesse grandissante, et un sous-genre, le film de boxe, qui attire toujours la curiosité, on avait du mal à contenir notre impatience.

La Rage Au Ventre démarre pied au plancher, afin de décrire un Billy Hope (Jake Gyllenhaal) au sommet de sa gloire... et surtout de sa vanité. Nerveux, insultant, mais ultra-doué, Fuqua prend le risque de ne pas donner au public de quoi se raccrocher. Dans un but très précis évidemment, ce réalisateur n'est pas un manche, le public peut prendre doucement possession de l'histoire, et voir venir un gigantesque drame, qui chamboulera à la fois le boxeur, sa famille, et le spectateur.

Après avoir observé un Billy hop trop sûr de lui-même, trop violent, trop vulgaire, il vient le temps de sa rédemption. Celle-ci passe par un véritable chemin de croix, dans lequel il va devoir prendre conscience de ce qu'il doit améliorer, à la fois pour mieux boxer, et mieux vivre. Pour se faire, il perd tout, se fait lourder par son manager, tombe dans l'alcool et doit se résigner à reprendre une activité dans un club d'apparence minable. Là, il fait la connaissance de Tick Wills (Forest Whitaker, toujours exceptionnel le bougre), ancien boxeur qui va le remettre sur des bon rails.

Evidemment, les ficelles sont grosses, et l'on voit venir certaines choses à des kilomètre. On peut même dire, à juste titre, que La Rage Au Ventre aime trop son personnage principal, le bichonne beaucoup dans le but de ne pas briser l'attraction que se doit d'avoir le public pour lui. Ca donne quelques passages sirupeux, heureusement noyés dans un ensemble bien plus efficace. Si les passages obligés font bien partis de l'aventure, on adore les séquences de combats, véritablement hallucinants. Fuqua prouve là qu'il est un metteur en scène de talent, en cherchant avant tout la lisibilité. Initiative bienvenue, tant ces passages sont les sommets de tension du film.

Au final, on peut dire que l'on a beaucoup apprécié La Rage Au Ventre, un film pas dénué de défaut, mais qui vaut amplement le temps qu'on se le projette...

7/10