Test Blu-Ray High-Rise

Notre test Blu-Ray

Test DVD High-Rise

 

 

L'histoire :

1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour à peine achevée; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix…
Bientôt, il se prend à leur jeu.
Et alors qu’il se démène pour faire respecter sa position sociale; ses bonnes manières et sa santé mentale commencent à se détériorer en même temps que l’immeuble : les éclairages et l’ascenseur ne fonctionnent plus mais la fête continue! L’alcool est devenu la première monnaie d’échange et le sexe la panacée. Ce n’est que bien plus tard que le Dr Laing, assis sur son balcon en train de faire rôtir le chien de l’architecte du 40ème étage, se sent enfin chez lui.

Le Test DVD

Image 4.5/5

Une très belle image comme les blu-ray savent le faire. Une belle netteté et de belles couleurs.

Son 4.5/5

Un parfait mixage qui permet de savourer la superbe musique du film.

Bonus 4 /5

Les bonus comprennent 2 reportages et la bande annonce. Le premier reportage d’environ 5 minutes est composé d’interview des différents acteurs du film. Le second concerne l’écrivain, J. G. Ballard. Un reportage très intéressant qui nous explique les tenants et aboutissants du film.

Le film

L'avis de Benjamin Lemaitre : Un goût pour la démesure, le sens virtuose du montage et le mystère
Adapté du roman culte de J.G. Ballard, le nouveau film de Ben Wheatley sous ses allures promotionnelles de film de science-fiction à gros budget (notamment l'application constante à rappeler son casting prestigieux) est un film de dingue. Oui, High-rise est un film de dingue ! Un film fou, un film renversant, un film malade ! Un film d'une rare liberté où les pulsions de sexe et de violence ne sont jamais véritablement dissociées.

Il est de mise de vous prévenir qu'il faudra mieux voir le film sans connaitre le livre de Ballard mais également sans vous attarder sur la bande-annonce trompeuse ou l'affiche lissée. Le mieux serait d'y aller complètement vierge de toute idée préconçue. Donc si vous ne l'avez pas vu, ne lisez pas non plus la critique, même si elle ne comporte aucun spoilers à proprement parler... D'ailleurs que faites-vous encore ici? Ne vous a-t-on pas dit d'aller voir le film au cinéma ?

Ben Wheatley est encore difficilement connu en France, seuls Kill List (2011) et Touristes (2012) ont eu l'honneur de sortir dans nos salles obscures. Et si Touristes reste un film sympathique d'un humour noir féroce c'est surtout Kill List qui a retenu l'attention. Un film social anglais d'une violence inouïe et d'une précision de mise en scène à en faire rougir plus d'un. Le film dérangeant se construit une rapide réputation auprès des cinéphiles amateurs d'extrême.

1975, dans un building high-tech emménage le docteur Robert Laing en quête de solitude et d'anonymat. Cependant il comprend très vite que la vie dans cette immeuble est régie par les lois qui cloisonnent la société en séparant les riches des pauvres.

High-Rise est pour ainsi dire le grand frère riche de Kill List. Il partage en effet tous les deux un certain goût pour la démesure, le sens virtuose du montage, les problèmes sociaux anglais, la violence et un certain penchant pour le mystère. High-Rise est un film mystérieux, un film qui ne donne pas toutes ses clés mais qu'importe puisque le spectateur reste fasciné. High-Rise est un film qui divisera mais qu'importe puisque tous en parleront à la sortie. High-Rise est un film épidermique dans un mélange de fascination et de répulsion mais qu'importe puisqu'il ne se soucie guère de la bienséance de son spectateur.
Bref High-Rise est tout ce que l'on ne peut pas voir et que l'on nous montre.

Au milieu d'un casting de grande qualité composé de très beaux noms, nous retiendrons Luke Evans (Le Hobbit) qui trouve enfin un très beau rôle à sa mesure et le toujours génial Jeremy Irons trop peu présent au cinéma et surtout l'exigence de Tom Hiddleston connu par ailleurs pour ses blockbusters Marvel où il interprète le grand méchant Loki.

Si le film est chaotique, c'est surtout pour que sa forme soit plus encore en adéquation avec son fond. Impossible véritablement de tout comprendre à la première vision et pourtant impossible d'en être totalement détaché. Le montage du film est extrêmement brillant, d'une justesse rare qui rappelle sans conteste l'incroyable montage de Mad Max Fury Road (2015) !

Sachez que si le film passe inaperçu, vous reprendrez un peu de Ben Wheatley à la fin de l'année puisqu'il vient de finir son nouveau long métrage avec au casting Brie Larson nouvellement oscarisée pour Room et produit par Martin Scorsese. On vous aura prévenu !

Note : 8.5/10