Interview : James Foley parle de son film Marie, mère du Christ

Le cinéaste James Foley a décidé d'explorer dans son nouveau film Marie, mère du Christ la vie de celle qui allait porter en son sein le Messie. Avec un casting plutôt alléchant, Al Pacino en tête, il s'est mis en tête de raconter ce qui n'est raconté nul part : la vie d'adolescente et de jeune mère de Jésus. Interview exclusive.

S.O. : Bonjour James Foley, pouvez-vous raconter brièvement l'histoire de votre nouveau film ?

Je décrirais personnellement "Marie, Mère du Christ" mon nouveau film comme la partie cachée de l'histoire la plus racontée. Essentiellement il se concentre sur Marie en tant qu'enfant, puis en tant qu'adolescente et jeune adulte. La naissance de Jesus ne vient qu'en seconde partie de l'histoire. D'après ce que je sais et ce que les théologiens qui ont servi sur le film, il y a peu de choses racontées sur cette période dans le Nouveau Testament. Nous avons donc décidé de nous focaliser sur le côté humain, en se demandant ce qu'elle a pu ressentir d'être choisie pour porter le Messie avec Joseph. Et tout cela se déroule pendant le grand recensement organisé en Palestine. Durant la majeur partie de l'action du film, Marie et Joseph passent leur temps à fuir ce recensement organisé par Hérode. Ensuite nous nous concentrons sur la façon dont ce couple élève le jeune Jésus dont ils savent qu'il est très spécial même s'ils ne savent pas réellement à quoi il est destiné. La fin nous ramène à la période où Joseph et Marie cherchent Jésus et le retrouve en train de prêcher au Sanhédrin dans le temple à Jerusalem. Marie lui demande alors comment il peut se permettre de leur parler de la srote. Sa fameuse réponse "ne sais-tu pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père" est à la fois le début de son ministère et la fin de la dépendence envers sa mère. En fait, la fin du film nous amène au début des évangiles à travers lesquels Matthieu, Marc, Luc et Jean vont témoigner de ce qu'a dit Jésus pendant son ministère.


S.O. : Inspirations religieuses, ou simple sujet qui vous tenait à coeur ?

C'est un sujet qui occupe mon coeur de façon évidente. Sans considération de religion, c'est avant tout cette histoire qu'on nous raconte depuis 2 000 ans. C'est le côté humain de Marie qui m'a intéressé par dessus tout. Sa foi est testée encore et encore. J'avais envie de montrer Marie, Joseph et Jésus dans leur vie de famille, riant ensemble. C'est quelque chose que je n'ai jamais vu mais dont je suis convaincu que c'est arrivé.


S.O. : Le sujet est bien éloigné de ce à quioi vous avez habitué vos fans. Une volonté de changer de cap ou d'essayer simplement autre chose ?

Je ne veux pas m'inscrire dans un genre en particulier. Je ne l'ai jamais voulu. Je réagis simplement émotionnellement et j'attends que les critiques me disent de quel genre cinématographique il s'agit. Ma seule constrante est que chaque histoire soit ancrée dans le réalisme. J'aime l'exploration et la déconstruction de l'esprit humain, c'est-à-dire ce qui nous rend profondément humain et différent des animaux. Pour moi, GLEN ROSS est une sorte de documentaire animalier. La façon qu'ont les hommes d'entrer en compétition les uns avec les autres est très similaire à celle des animaux de se défier.

S.O. : Vous êtes-vous octroyé quelques libertés dans la façon de raconter les personnages ?

Comme je l'ai indiqué, il ya très peu d'écrit sur la vie de Marie pendant cette période, donc nous spéculons forcément un peu et nous offrons quelques libertés mais toujours sous la direction de théologiens. L'idée était qu'ils puissent donner leur avis sur nos conjectures, et de vérifier si les libertés que nous prenions pouvaient entrer en opposition avec les Ecritures. Jusqu'ici il n'y a jamais eu d'opposition notable.


S.O. : Depuis quand ce projet a-t-il germé dans votre esprit ?

Le producteur m'a contacté il y a un peu plus d'un an. A ce moment, il fallait repenser le montage financier et le script nécessitait quelques arragements. J'ai toujours cru en ce que pourrait devenir ce film depuis le début, et je suis très satisfait de pouvoir dire qu'iul est aujourd'hui ce que j'ai toujours voulu.


S.O. : Comme dans la plupart de vos films précédents, vous vous entourez d'un casting pour le moins intéressant : Camilla Belle, Al Pacino, Peter O'Toole">Peter O'Toole. A quel point vous êtes-vous impliqué dans le casting, en particulier le personnage de Marie ?

J'ai pris grand soin du casting de film. Donnez-moi de formidables acteurs et un script qui tient la route et je m'occupe du reste. Camilla Belle avait été approchée par le producteur bien avant que je m'implique sur ce film. Je l'ai rencontré et j'ai tout de suite senti qu'elle était celle qu'il  me fallait. Elle irradiait une réelle beauté intérieure et j'ai vraiment apprécié le travail qu'elle a fourni devant la caméra. Al Pacino joue un Hérode parfait et bien différent de ceux qu'il a déjà incarnés à l'écran. C'était sa destinée de jouer ce rôle. Je suis totalement excité à l'idée qu'il participe au film, ainsi que Peter O'Toole">Peter O'Toole.


S.O. : Marie, mère du Christ n'est pas encore terminé que déjà les projets vous viennent. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, je suis très attaché à l'adaptation d'une nouvelle de Jim Thompson intitulée RECOIL. Ce sera bien différent de Marie, mais comme je l'ai déjà mentionné, je fais des films avec mes réactions émotionnelles et sans tenir compte des genres.

Sébastien Nuttin

Ils jouent dans Marie, mère du Christ Marie, mère du Christ

Commentaires

Pseudo

Actualités à propos de Marie, mère du Christ