Nos avis et Entretien avec Lisa Azuelos pour la sortie d'Une Rencontre aujourd'hui au cinéma

Nous avons eu le plaisir d'assister à la projection du nouveau film de Lisa Azuelos (Comme t'y es belle, LOL (Lot of Laughing,…), Une rencontre.
A cette occasion la réalisatrice est venue répondre à nos questions en fin de projection. Naturelle, et fort sympathique, elle n'a pas tourné autour du pot pour répondre aux questions des spectateurs.

Attention il peut y avoir quelques spoilers sur le film.


L'échange avec la réalisatrice

Pourquoi François Cluzet ?

C'est la première fois qu'il avait ce genre de rôle. En France, peu d'acteurs sont capables d'assumer ce genre d'histoire d'amour. Certains sont excellents en comédie, d'autres en drame mais peu sont capables de regarder une femme dans les yeux, de la prendre dans leurs bras en paraissant vraiment amoureux.
François Cluzet a vécu tellement de choses, il est marié, a des enfants. Il adore parler avec les femmes et être avec elles. Pour la réalisatrice, il était le seul à être capable de gérer ça émotionnellement parlant, de se donner à fond et de ne pas faire semblant. Elle avait pensé à d'autres acteurs mais quand elle les a vus dans d'autres films avec une femme, elle les a trouvés nuls. Ils sont de supers acteurs dans d'autres rôles mais ils manquaient de l'intensité dont elle avait envie.
La réalisatrice est aussi pour la première fois une des actrices du film (elle joue la femme de François Cluzet). Elle nous explique qu'elle avait proposé différents noms d'actrices à François Cluzet mais à chaque fois il lui avait répondu que s'il était marié avec elle, il partirait. Il avait ses raisons et il y a quand même Sophie Marceau en face. Il faut un couple qui soit automatiquement crédible, qu'il ait une complicité évidente. A force de se voir tous les jours et du fait qu'ils s'entendaient super bien sans parfois avoir besoin de se parler, il fut évident qu'elle devait prendre le rôle. De plus, à ce moment-là, la réalisatrice était en plein travail sur elle-même et sur son corps. Elle avait besoin de s'exprimer d'une façon différente de celle d'écrire ou de réaliser. Elle avait besoin d'incarner quelque chose. La dernière raison : sa présence sur le tournage était comme la présence de la femme entre les deux personnages, une entité qui plane sur leur histoire. Ca leur a d'ailleurs beaucoup servis.

Quelle cible de spectateur vise-t-elle?

Elle a répondu qu'elle aimerait s'adresser au monde entier. Quand ils ont parlé entre eux, les distributeurs ont clairement dit que ce ne serait ni les jeunes ni les hommes. Or, alors qu'elle présentait le film près de Nancy, des hommes sont venus la voir pour la remercier de ce film qui les avait chamboulés. Ils ont adoré et en partie le fait de ne pas se sentir jugés dans leur envie de s'échapper d'une histoire. Ca peut arriver à tout le monde et ce n'est pas pour autant que ce sont des salauds. C'est un mec qui trompe un peu sa femme sans vraiment la tromper mais ce n'est pas un salaud pour autant. Contrairement à ce que l'on peut croire, il y en a plein qui respectent leur femmes et les aiment et qui savent s'arrêter avant de commettre une erreur.
La réalisatrice a voulu rendre hommage à ces hommes là. D'ailleurs elle pense qu'on peut s'identifier aux trois personnages et c'est son cas. Elle en interprète une, elle a vécu et rêvé l'autre et elle s'identifie surtout au personnage de François Cluzet. Il est possible d'aimer 2 personnes, chacune d'elles comblant un manque.
L'intention de la réalisatrice n'est pas de juger. Elle veut que lorsque l'on sort de la projection de son film on se dise : l'amour c'est plutôt pas mal, c'est une jolie valeur, ça donne envie d'aimer… Et bien que ce soit triste, ça reste beau.
Elle souhaite faire vibrer. Des fois, ça ne va pas bien dans sa vie et on va au ciné et en en ressortant on se sent plus vivant.

Pourquoi ce choix de musiques (assez éclectiques)?

La réalisatrice nous a indiqué que ce sont les musiques qu'elle aime écouter et qu'elle a souhaité les partager.
Ce film est ce qu'elle appelle son premier film IPhone. Elle pensait à l'histoire et se disait "tiens ça, ça serait bien dans le film". Comme elle n'a pas de mémoire, elle prenait en note dans son téléphone. Ce fut aussi le cas quand elle entendait une musique ou qu'elle voyait un plan qui lui plaisait et qu'elle prenait en photo.
En fait, entre l'idée de faire le film et sa réalisation, il se passe souvent un an et demi et elle voulait que chaque chanson soit déterminée avant le tournage. C'est un bon moyen de pouvoir tourner au bon rythme sur les bonnes chansons et pas sur des fausses musiques où l'on n'a pas l'air naturel. Elle avait tout de calé dans sa tête et elle nous dit que l'on ne tourne pas une scène de la même façon selon la musique.

Une troisième collaboration avec Sophie Marceau est-elle possible et le film est-il déjà en projet?

Elle espère pouvoir tourner de nouveau avec l'actrice. Elle a déjà écrit quatre scenarios mais c'est rarement ceux qui sont déjà écrit qu'elle réalise.

Pourquoi un tel sujet ?

Il correspond à un moment de sa vie bien précis? C'est aussi un petit clin d'œil à un film qu'elle a beaucoup aimé. Elle trouve dommage qu'on ne fasse plus de film de ce genre. Le film dont elle parle est "L'amour l'après-midi" d'Eric Rohmer avec ce plan final sur l'enfant qui le fait changer de route alors que pendant tout le film il a fantasmé.
Elle trouve qu'il y a des sujets géniaux mais on ne les fait jamais, comme si c'était problématique de faire un film avec une trame trop simple : je suis marié mais je veux aller voir ailleurs. Pour l'actrice, il n'y a rien de plus passionnant que l'aventure amoureuse. Elle voulait juste faire un film entre un homme et une femme et montrer que c'est l'homme qui est tiraillé, qu'il n'est pas forcément un salaud ou qu'il ne réfléchit pas.
Elle a envie de rendre hommage à tous les gens qui se comportent avec amour même si ca peut faire des bleus.

Pourquoi ses films se déroulent toujours dans des milieux favorisés ? Est-ce que c'est le milieu qu'elle connaît le mieux ?

Elle nous a rappelé les critiques qu'elle avait eu à la sortie de LOL : qu'il était nul de parler d'enfants ayant de l'argent et qu'il fallait parler des gens qui vont mal. Elle trouve qu'il y a suffisamment de morosité sans avoir à en rajouter. Et pourquoi ils n'auraient pas des problèmes malgré leur argent.
De plus, ce qui l'intéresse dans un film c'est de parler de l'intimité et ca concerne tout le monde.
Il y a aussi une raison technique. Si elle veut faire un beau film, il faut que les appartements soient grands car il faut qu'il puisse contenir les 45 personnes lors du tournage. Et ses films se passent souvent en intérieur.
Elle nous a aussi dit que le fait que les gens n'aient pas de problèmes de boulot déjà change et cela permet à l'histoire de rester concentrée sur le sujet principal. Si on a des galères d'argent, d'appartement, les problèmes de cœur on s'en fout.  Elle s'intéresse à ce qui fait mal en dehors de la survie.

Pensez-vous que les gens qui vivent dans des milieux favorisés n'ont pas de problème de boulot ?

Elle a répondu : Non. Elle dit juste qu'ils n'ont pas besoin de lutter pour gagner leur vie.

Vous semblez beaucoup aimer la chanson française en voiture, thème récurrent dans vos films ?

Avec ce film, la réalisatrice s'est rendu compte qu'elle avait des automatismes :
- Elle parle toujours de Rennes alors qu'elle n'y a jamais mis les pieds
- Des personnages vont toujours à Londres (elle nous dit qu'elle espère y trouver son prince charmant)
- Les gens chantent dans leur voiture et des chansons françaises.
Pour ce dernier point, elle nous informe que c'est ce qu'elle faisait quand elle conduisait. Elle mettait la musique à fond et c'était son moment de détente où elle pouvait chanter à fond. Quand on peut chanter à fond avec un mec sur une chanson pourri c'est que ça va bien, qu'on est détendu.

Avec ce film, on constate que tenter l'aventure avec un homme marié ne mènera qu'à des remords. Qu'en pensez-vous?

On peut être marié à une personne, penser que c'est la bonne et une rencontre inopportune nous fera douter voir constater que l'on s'était trompé. Si les gens sont enfermés dans leur couple et qu'ils ne peuvent s'en sortir, on peut se dire qu'ils auraient mieux fait de ne rien tenter. Elle termine en disant qu'il est plus simple d'aller avec des gens disponibles (ndlr : si seulement c'était aussi simple…).

Ce qui est juste dans le film c'est le rôle des enfants…

Elle nous a expliqué qu'avec les enfants, il y a des automatismes. C'est d'ailleurs en pensant à leurs enfants respectifs que les choses s'arrêtent entre eux. On peut donc se dire que sans enfants, ils auraient craqué.
Quand on a des enfants, arriver à penser à soi et à son âme c'est compliqué. Il faut s'occuper d'eux, les nourrir, faire les devoirs, les éduquer… et du coup on ne pense plus à soi. Il est difficile d'arriver à se préserver tout en préservant la cellule familiale et sans que l'une bouffe l'autre. Comment rester vivant quand il y a toute cette routine. C'est une PME.

Ne serait-on pas dans l'anti-film romantique?

Lisa Azuelos définit le film comme une histoire d'amour. Ce sont des gens qui rencontrent l'amour. Après, ça ne veut pas dire qu'il va être possible. C'est comme "Sur la route de Madison". C'est du vrai amour mais ce n'est pas possible. Et c'est souvent quand ce n'est pas possible que ça fonctionne le mieux au cinéma. S'ils se rendent compte qu'ils s'aiment et que tout va bien, le film dure 5 minutes.
Elle nous dit que les gens croient qu'elle fait des comédies mais ce n'est pas que ça. Elle parle d'intimité et d'humanité.

Vous jouez beaucoup avec le graphisme, les reflets…

Elle nous a dit que c'est l'aspect quantique du film. Il semblerait qu'on soit en train de découvrir qu'on a un double. L'intuition serait comme si notre double partait dans le futur très vite et reviendrait nous donner une information. Le film a failli s'appeler "Pressentiment"
Quand on rencontre quelqu'un pour la première fois, c'est comme si on l'avait déjà rencontré. On a l'impression de se connaitre. Et si ce n'était pas seulement une impression. C'est comme si on pouvait voyager dans le passé ou le futur. La rencontre est un moment présent mais ne serait-il pas le reflet d'une autre réalité qui aurait eu lieu ailleurs.
C'est pour ça que la réalisatrice joue beaucoup sur les miroirs, les reflets.

On a pu tout lire sur "LOL USA". Si on vous propose de faire "une rencontre" aux Etats-Unis, vous le faites ou pas?

Elle adore les défis? LOL USA était une super expérience, ce qui l'était moins : les studios qui gèrent beaucoup. Mais tourner là-bas était une expérience unique dans une vie et c'est ce qui était génial. Il a beau être sorti direct en dvd, elle avait fait son film, ce qui compte c'est que les gens l'ai vu. Et c'est le cas et dans de nombreux pays. Il a aussi été énormément téléchargé en parti dû au casting composé de Demi Moore et Miley Cirus. Son but est que les gens voient ses films.

Toujours concernant "LOL USA", la caricature du français était-elle une demande du studio ou son idée à elle?

C'est la sienne. Elle nous a dit que le français n'est pas toujours génial. Là il était sympa, il mangeait des escargots…

Vous avez donc tourné avec des méthodes américaines. Qu'est-ce que ça a changé pour vous, en particulier au niveau de la production ?

Comme elle refaisait exactement le même film, elle a pris plaisir à tourner. Avant cette expérience, elle disait qu'elle n'aimait pas ça. Elle aime écrire, inventer des histoires mais si elle pouvait appuyer sur un bouton et que le film soit fait ça serait génial. Elle n'aime pas le processus de fabrication. Mais en refaisant le même film, elle s'est rendue compte qu'en fait elle aimait tourner. Cette expérience à changer beaucoup de chose et ça lui a redonné l'envie. Elle adore être avec l'équipe et ça lui a redonné confiance en elle.
Si elle a survécu à ça elle peut tout faire.

On a parfois l'impression de voir des images Instagram, avec 3 images ensemble par exemple, pourquoi ?

C'est un effet voulu. Ces moments-là sont des moments de fantasmes et quand on est dans cet état ce n'est pas souvent clair. C'est plein de petites images qui se chevauchent. Et puis c'est aussi un clin d'œil à des films comme "L'affaire Thomas Crown" ou encore "OSS 117"…
Quand on voit quelqu'un pour la première fois, on a le cœur qui bat plus vite et on démultiplie la personne. Elle nous dit qu'elle en a fait un peu trop mais c'est pour contraster avec la réalité plus simple et banale.

Pourquoi Arthur Benzaquen ?

Elle nous a dit que c'est tout simplement parce qu'elle le connait, que c'est un acteur génial et qu'elle le voulait sur le projet.

Combien de temps a duré le montage ? Le travail sur l'image ?

Pour le montage, ce ne fut pas très long car elle a écrit le film déjà monté dans sa tête. Tout était prévu.
Au niveau de l'image, il y avait plus de travail donc ce fut plus long. Mais malgré tout, la majorité se joue lors du tournage (9 semaines).
Son montage a aussi pour but de jouer avec le spectateur. Voit-on la réalité ou le fantasme? Ce qu'on a parfois dans la tête est souvent plus vivant que ce qu'on vit.

Pour en revenir au rôle des enfants, y aura-t-il de nouveau des enfants dans le prochain film car s'il n'y en a pas on pourra peut être arrivé au bout de l'histoire…

Elle espère. Elle s'inspire de sa vie pour ses films et elle a trois enfants. Le plus jeune a 15 ans donc peut être que dans l'avenir elle pourra.

Quelles sont les ambitions du film à l'exportation ?

Il a déjà été très bien vendu dans les pays d'Europe dont l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Les pays anglophones attendent de voir le nombre d'entrée France pour se décider.
Sur le nombre d'entrée France, il espère monter à 350 000 mais ils sont superstitieux.
Concernant le nombre de copies, actuellement cela ne veut plus dire grand-chose, un cinéma pouvant le projeter dans plusieurs salles en ayant qu'une copie. On a une impression de longévité des films dans les salles mais en moyenne il reste en salle entre 2 et 3 semaines. Et tout ce décide entre le mercredi et le samedi soir de la sortie.

Pourquoi la réalisatrice a-t-elle choisi de faire un court métrage sur le mariage forcé appelé "14 millions de cris" ?

C'est un sujet qui touche énormément la réalisatrice et qui la révolte.
Elle a écrit ce court métrage il y a deux ans. Elle a toujours repoussé le tournage mais à l'occasion de la journée de la femme le 8 mars, elle s'est lancée. En tant que cinéaste, elle ne peut pas faire grand-chose mais ça elle le pouvait. Elle ne pensait pas qu'il aurait autant de succès. Elle est aidée de Julie Gayet qui était sous les feux de la rampe à ce moment-là.
La réalisatrice se dit être quelqu'un de triste, mélancolique et révolté ainsi qu'une pessimiste contrariée. Quand elle fait un long métrage, elle tente de faire ressortir de la joie, mais sur les petits projets elle peut se permettre de taper d'un gros coup de poing sur la table.
Concernant le choix des personnages, c'est voulu car ce n'est pas ce qu'on a l'habitude de voir. Elle veut ainsi éviter les clichés qu'on pense que pour les autres c'est normal, c'est dans leur culture. Là ça touche tout le monde.
Le court-métrage est disponible sur YouTube.

La réalisatrice nous a ensuite remercié et a quitté la salle.


Nos critiques

Critique de Coralie Lamotte-Saget
Note : 8/ 10

Une Rencontre a beau se présenter comme tel, nous n’avons pas là affaire à une énième comédie romantique téléphonée. Voilà donc une agréable surprise, à la fois feel good movie et drame intimiste, parisien et sans frontière, adulte et adolescent.

Un tel mélange ne se voit pas tous les jours pour la bonne raison qu’il est difficile de filmer la vie dans ce qu’elle a de prosaïque tout en profitant des fantasmes et heureux hasards qu’on aime trouver au cinéma. Lisa Azuelos l’a fait, en toute simplicité et en 1h21. Trop forte. Elle s’est fait plaisir, elle nous fait plaisir. Elle s’est dévoilée, elle nous fait penser. Il n’y a ici pas de salaud ni de garce ou de pauvre fille. Juste des êtres qui font du mieux qui peuvent sans parvenir totalement à aimer, sans arriver à aimer comme il faut. Tous les personnages suscitent à des moments différents notre empathie et on espère avec eux trouver une solution, une issue que l’on sait pourtant impossible. Les perceptions se mêlent, les vérités se confondent, l’imaginaire a autant de place que la réalité, et le résultat est étonnamment et agréablement réussi.

Rassurez-vous, on ne fait pas que pleurer. On rit, on est surpris, on s’attendrit, on a envie de chanter et de danser, de crier et d’aimer. Il y a bien sûr des clichés inévitables, mais qui n’entravent jamais ou presque la vérité du propos. Sophie Marceau est pétillante, François Cluzet est touchant et pour une fois, il ne fait pas que ronchonner, et Lisa Azuelos, qui interprète sa femme, ne se débrouille pas mal du tout. Le trio fonctionne à merveille, aidé par des personnages secondaires attachants et une BO bien fournie (peut-être un peu trop à mon goût).

On aimerait voir plus de films comme celui-ci, plus de films à la fois drôles et touchants, qu’on a envie de revoir parce que toutes leurs couleurs nous font du bien, et qui ne nous quittent pas tout de suite, mais insinuent en nous du doute, des questionnements et des réflexions. Après, vous pouvez toujours allez voir Supercondriaque, mais ce serait vraiment dommage de se priver de cette Rencontre.


Critique de Nadège Deschamps
Note : 8/ 10

Lisa Azuelos nous propose un très beau film sur l'amour. Ce film nous montre que l'amour fait souvent fi de la raison. On peut se dire, non je ne tomberais pas amoureux de cette personne pour telle ou telle raison, le cœur en décide souvent autrement. L'amour, ce n'est pas seulement des histoires qui finissent bien comme dans les contes de fées. C'est souvent des belles histoires intenses mais qui parfois font mal.

Le film est porté par deux acteurs de talent. Tout d'abord Sophie Marceau qui est resplendissante et pétillante. Ce personnage lui va à merveille, une jeune femme pleine de vie qui arrive à gérer sa vie de famille et ses envies de femme. Face à elle, on retrouve François Cluzet dans un rôle qu'il n'avait encore jamais fait. C'est agréable de le voir dans ce genre de rôle. On peut dire que l'amour leur va très bien, ils sont pleins de vie et c'est très beau à voir. On se prend de passion pour ses deux acteurs et on vibre de la même façon qu'eux. On partage leurs larmes, leur rire, leurs espérances. On souhaite que cela fonctionne, qu'une solution pourra être trouvée tout en sachant très bien l'issue de l'histoire.
Lisa Azuelos qui joue la femme de François Cluzet s'en sort très bien pour son premier rôle. Elle est très crédible.

Le montage est très intéressant et prendra plusieurs fois le spectateur au dépourvu. Passage du fantasme à la vie réelle, on sera plus d'une fois pris au piège entre réalité et fiction.
L'image est belle et aussi colorée qu'une histoire d'amour. Elle joue beaucoup sur la multiplication des images.
Alors certes, on n'échappe pas à certains clichés mais c'est aussi ce qui fait le charme du film et celui-ci change de ce que l'on a l'habitude de voir.

La bande originale et en particulier certains choix de chanson sont très bien trouvés. De Sarbacane à Kissing you (musique de Roméo + Juliette), les choix de la réalisatrice sont éclectiques.

En sortant du film on n'a qu'une envie, tomber amoureux malgré les risques de souffrir car on ne sait jamais comment une histoire d'amour va se finir. Mais on ne souhaite qu'une chose, donner de l'amour et si possible en recevoir.
Cela fait un bien fou de voir ce genre de film. Il ne juge personne, il parle seulement d'amour. Ce n'est pas non plus mélancolique, c'est parfois drôle et souvent touchant.

En amour il ne faut pas avoir de regret, alors n'hésitez pas à aller voir cette rencontre…

Nadège Deschamps

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