[critique] Des lendemains qui chantent... agréable mais manquant de profondeur

Après le documentaire Brigitte et moi, Nicolas Castro réalise son premier film, Des lendemains qui chantent.

Il nous propose une sympathique comédie générationnelle dans laquelle on suit 4 jeunes socialistes sur 20 ans de l'élection de François Mitterrand à l'éviction de Lionel Jospin en 2002 par le FN.

Gaspard Proust (L'amour dure trois ans,…) jouant Olivier et Pio Marmai (La Délicatesse, Maestro,…) jouant Léon, sont deux frères que la vie, leur point de vue politique et leur envie de réussir finisse par s'opposer. Ramzy Bedia (Les Dalton, Neuilly sa mère,…) (Sylvain) joue le meilleur ami de Léon et est plutôt inventif afin de se faire du blé sans trop galérer (toujours à l'affut des bons plans et des nouvelles technologies). Et il y a enfin Laëtitia Casta (La jeune fille et les loups, Gainsbourg (vie héroïque),…) jouant Noémie futur énarque.

On suit donc l'évolution de ses 4 jeunes ainsi que l'évolution politique et la libération des mœurs, des interviews à la Ardisson.

En second rôle, on retrouve André Dussolier (36 quai des Orfèvres, Diplomatie,…) qui joue le père d'Olivier et Léon. Son personnage est plutôt intéressant. Syndicaliste, il croit de moins en moins en la politique et cherche un moyen de se retrouver, de croire de nouveau en quelque chose et de comprendre les réactions de ses fils.

 

 

L'idée était plutôt bonne mais il est dommage que le coté nostalgie ne soit pas plus présent. Le film est bien documenté avec des vraies images d'archives ce qui donne un petit coté authentique au film. Malheureusement cela manque d'émotion et on se plonge à moitié dans le film qui fini par être un peu long.

Le film reste bien mené par des acteurs pleins de fraicheur et André Dussolier apporte un peu de maturité nécessaire au film. Ca reste drôle et touchant mais ça manque un peu de profondeur.

Nadège Deschamps

Ils jouent dans Des lendemains qui chantent Des lendemains qui chantent

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