[ITW] Rencontre avec l'équipe du film Catacombes

L'équipe du film Catacombes était de passage à Paris début Août afin de répondre à nos questions sur le film. Retour sur cette rencontre. Et pour notre critique du film c'est sur cette page.

John Erick et Drew Dowdle

L’idée du film et les Catacombes

John Erick  : Drew et moi nous voulions faire un film de style found footage à la sauce Indiana Jones/ Aventures. Mais nous n’avions pas plus d’idées ou de point de départ. Thomas Tull de Legendary Pictures nous a appelé et nous a dit qu’il voulait que l’on tourne dans les catacombes à Paris. Nous avons acheté des photos de l’endroit et commencé à étudier le site.

Drew : Quelques années plus tôt c’était une idée qui nous était venue mais repartie de suite.

John : Nous voulions aborder le sujet de l’alchimiste Nicolas Flamel et comme le cimetière où il était enterré fut le premier à être transféré dans les Catacombes tout était lié.

Drew : Après notre rencontre avec Thomas Tull et Jon Jashni nous avons passé deux semaines pour mixer ces idées et en sortir quelque chose. Nous leur avons demandé deux semaines de délai et au bout de ce laps de temps nous leur avons expliqué notre projet. Ils ont aimé ce que nous leur proposions. Et nous étions dans un avion deux semaines plus tard pour la reconnaissance des lieux de tournage. Cela a été très rapide.

Vos premiers pas dans les Catacombes et votre ressenti

John Erick : Le premier lieu que nous avons visité est le tunnel du chemin de fer.

Drew : Celui-là même que nous voyons dans le film le long de la voie ferrée.

John Erick : Nous sommes descendus dans ce trou et cet étroit corridor. Nous avancions dans l’eau, rampions sur des choses. Après 15 minutes j’ai eu l’impression de bruler de l’intérieur et n’avait qu’une envie sortir. Mais je me suis dit qu’ils me remplaceraient si je faisais cela. Nous avons passé plus de 5h cette première fois.

Drew : Notre premier arrêt était la partie Sud qui était aussi la plus difficile et la plus effrayante. Comme le mentionne John nous rampions, avancions sur nos genoux sur une centaine de mètres juste pour y entrer. Si vous perdez votre guide, vous ne trouverez jamais la sortie.

John : Un membre de l’équipe qui nous accompagnait a d’ailleurs pêter les plombs et voulait sortir mais nous ne dirons pas qui.

Le Found Footage et l’ambiance du film

John Erick : Nous ne voulions pas que notre film ressemble à du found footage. Nous voulions juste avoir l’effet de ce genre de procédé, afin de faire ressentir au spectateur le côté viscéral. Nous voulions quelque chose de plus cinématographique tout en gardant l’essence même du lieu. Nous avons réellement tourné dans les catacombes et les acteurs faisaient eux-même la lumière avec leurs lampes frontales. Un exemple quand vous voyez Scarlett courir avec la caméra, c’est elle qui se filme. Nous voulions marquer cette réalité. Mais pour autant à la différence des found footage avec des images de piètre qualité et très effrayantes nous leur avons donné de bonnes caméras.

Quelle part du film tournée dans les Catacombes ?


John Erick : Presque tout dans les catacombes. Quand ils nagent dans l’eau , les deux côtés sont construits. Nous avons amené la voiture et le piano dans les catacombes, réellement. Quand nous rampons sur les os nous avons créé un mur mais tout se passe bien dans les Catacombes. Ce n’était pas facile pour les acteurs et nous n’en étions qu’au deuxième jour de tournage.

Drew : Oui c’était en grande partie praticable.

John Erick : Les os n’étaient pas réels. Bien sûr nous en avons vu des vrais lors de notre visite des catacombes. Nous avons pris des photos de ces os et des cranes.

Drew : Nous avons fait créer des os et nous en avions une pièce remplie chez nous. Nous les aimions, ils faisaient si vrais.

John Erick :
Nous voulions des os lourds pas du plastique. Impossible de faire la différence avec des vrais si vous les teniez dans vos mains.

Ben Feldman (acteur principal du film)

L’attrait du projet. Une envie de visiter les Catacombes ?

Ben Feldman : Ce film. Je vais commencer par vous avouer : Je ne suis pas un fan de films d’horreurs. Ils m’ennuient. Je ne sais pas pourquoi et la plupart de mes amis les aiment. C’est juste que quelque chose dans ce genre ne m’intéresse pas. Et ce film en particulier était autre chose qu’un banal film d’horreur. C’est du Indiana Jones, du Dan Brown. Il y a beaucoup de chose à apprendre, s’instruire et des faits réels. Vous pouvez rentrer chez vous après avoir lu le script et rechercher su wikipedia et vous rendre compte que tout existe à un certain degré bien sûr. Et c’est ce que j’ai aimé en lisant la première fois le script, ce côté réel. Et les personnages sont cools et ressemblent à de vrais gens.

Le tournage particulier avec ces caméras frontales

Ben : En effet dans un certain sens c’était différent avec ces petites caméras, c’est différents du matériel utilisé généralement. Mais au final cela reste un jeu d’acteur vous devez savoir dans quelle direction regarder, cette direction ou celle-ci. C’était interessant, cela vous implique et en quelque sorte c’était excitant. C’était une expérience, on ne sait pas comment la caméra va réagir.

Un tournage physique?

Ben : Oui. Ma Femme a vraiment un travail difficile et je ne peux pas vraiment me plaindre de mes journées de travail. Eventuellement je me fais maquiller et je dis des mots, c’est mon travail. Ce film était une exception à cette règle, car les journées de tournage sont plus courtes en France, mais vous sentez que vous avez gagné votre nom au générique après des journées à crier, voir des gens mourir, avoir froid, être recouvert de sang et se retrouver piéger sous Terre.
Donc oui c’était épuisant mais dans le bon sens. Vous ressentez que c’était une journée de tournage exténuante et vous avez le droit de vous plaindre ensuite. Ma femme n’est toujours pas d’accord avec ça, mais…

Ce film a-t-il changé votre vision des films d’horreur ?

Ben : Absolument pas. Mais ce film en particulier est différent et vraiment cool. Dites à vos amis d’aller le voir. Et non je ne regarderai pas plus de films d’horreurs à l’avenir.

Perdita Weeks (actrice principale du film)

La grande partie du film a été tournée dans les Catacombes. C’est une idée assez terrifiante.

Perdita Weeks : Le plus troublant auquel j’ai été confronté dans ce film était l’entrée des Catacombes, quand nous sommes dans le tunnel et que la Police arrive et que nous sommes obligés de fuir dans le trou. Je ne rigole pas quand je l’ait vu j’ai dit «  Vous n’êtes pas sérieux ! Vous ne voulez tout de même pas que j’aille là-dedans ! Ce n’est pas assez grand ». C’était un Terrier de la Lapin dans lequel nous devions nous engouffrer avec ces espaces si minces. Ils allaient nous mettre tous les 3 la dedans : Ali, François et moi-même. Mais dans la salle principale il y avait 25 personnes avec des lumières, portant des câbles, du café et du Thé dans les cavités et c’est devenu comme à la maison. Quand nous sommes revenus au même endroit il y a un mois c’était devenu un endroit familier et nous nous étions habitués à l’odeur si particulière des Catacombes. 

Avez-vous fait des recherches pour votre personnage ? Vous êtes un peu une Lara Croft/Indiana Jones.

Perdita : Oui. C’est l’intérêt de ce métier. Vous avez à apprendre plein de choses pour un rôle mais c’est aussi développer tous les accotés du personnage, expliquer pourquoi elle fait cela et qu’elle se retrouve dans cette situation. C’était une excellente idée de voir comment ils faisaient la relation entre la Pierre Philosophale et le texte caché. C’est ce que j’aime dans ce genre de film et que je recherche, ces petites choses qui font sens et qui fonctionnent dans la réalité.

Votre préparation pour ce rôle de Reine de l’horreur (terme généralement employé pour les actrices principales de films d’horreur : Scream Queen).

Perdita : Cela n’a rien de différent d’un autre rôle, vraiment. Je faisais juste attention à ne pas trop fumer de cigarettes sur le plateau pour garder ma voix. J’ai déjà fait un film d’horreur précédemment. C’est la chose la plus épuisante que vous pouvez faire vis-à-vis des conditions de tournage. Nous tournions des scènes en continue, 10 à 15 minutes par moment. Nous les tournions encore et encore, c’est devenu bien plus du théâtre. C’est une brillante idée de tournage.  C’est plus réaliste et cela marche. Et cette fibre Found Footage rend le film intéressant au plus grand nombre. Des fois nous finissions la scène et allions regarder sur le moniteur ce que nous venions de tourner et tous faisaient « Oh My God ». Notamment la séquence du tunnel avec les os ; nous transpirions et notre maquillage coulait. C’était une scène excitante.

Dans certaines scènes vous découvriez en même temps que la caméra tournait ce qui se passait, ce n’était pas préparé.

Perdita : Ils adorent faire ça. Il y avait plein de chose que nous n’étions pas autorisés de voir. Nous étions écartés de certains aspects du film, ainsi quand nous voyions ces choses pour la première fois nous ressentions vraiment la découverte. C’est très utile. Les plateaux étaient extraordinaires. C’était Fun. J’avais juste à crier un peu.

Avez-vous tourné le film dans l’ordre chronologique ?

Perdita : La dernière scène que nous avons tourné était celle du piano. Nous avons passé du temps en studio. Je me rappelle d’une scène en particulier lors du tournage à Paris. C’était un vendredi soir et il y avait une fête et beaucoup de gens sur les quais de Seine. J’étais recouverte de sang, Ben était plein de coupures, nous avions l’air vraiment étranges. C’était le lieu le plus bizarre qui soit. C’était extraordinaire, il y avait Notre-Dame.

A quoi ressemblait une journée de tournage dans les Catacombes ?


Perdita : Le film a été tourné dans différents endroits. Celui que nous avons le plus utilisé était Cochin. Je ne sais pas si on vous as dit mais l’entrée est située sous un Hôpital. Les jours où nous tournions nous devions passer devant les urgences, recouverts de sang. J’espère que quelqu’un a pris une belle photo de nous deux, ressemblant à deux blessés dans les couloirs de l’hôpital. Nous descendions le matin puis remontions pour manger. Il n’y a rien la dessous et nous devions courir car il fallait bien 15 minutes pour remonter.  Mais non ce n’était pas horrible.

Votre entente avec Ben

Perdita : Ben est un acteur très drôle. Je l’adore. Nous avons des méthodes différentes mais c’était un plaisir de tourner avec lui. Il deconnait tout le temps sur le tournage mais reste très professionnel.

 

Un Grand merci à Universal et à Kamden Media pour cette rencontre

Nicolas Lepretre

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