[Critique] Sorcerer : oppressant et intemporel, William Friendkin nous offre un nouveau chef d'oeuvre

A l’occasion de la ressortie en salle de Sorcerer (Le convoi de la peur) de William Friedkin, nous avons pu voir le film lors d’une soirée spéciale suivie d’une masterclass.

William Friedkin nous a raconté des anecdotes de tournage, sa vision du cinéma, le choix de ses acteurs. C’est un réalisateur passionnant à écouter et d’une grande simplicité. Un vrai grand moment de cinéma…

 

 

Avis de Julia Margot : un chef d'œuvre !

Note: 9/10

 

Après deux chefs d'œuvres consécutifs (French Connection et L'Exorciste), William Friedkin s'est attaqué en 1977 à son troisième classique intemporel: Sorcerer, la version américain du Salaire de la Peur de Cluzot. Faisant un flop lors de sa sortie originale, dû en partie à la sortie simultanée d'un certain Star Wars, il est aujourd'hui de nouveau en salles pour le plaisir de tous.

Le film se concentre sur l'histoire de quatre hommes de milieux et d'origines différentes qui se cachent dans une ville pétrolière d'Amérique du Sud.
Dans la plupart des films, on voudrait nous faire sympathiser avec cette bande de criminels, cependant, Friedkin n'essaye jamais de nous contrôler sous les cordes de l'émotion et réussi tout de même à ce que leur sort soit d'une importance primordiale pour le spectateur.

Son métrage est une idée courageuse qui donne une leçon cinématographique à tous les cinéastes du monde. Sa vision de cette nouvelle version a permis au tournage d'aller s'installer dans diverses parties du monde, notamment au fin fond de la jungle Amazonienne. Ces environnements permettent d'ajouter un réalisme et une tension palpable.

La mission que les quatre protagonistes partage est au comble du suspense. Chaque mouvement peut provoquer une fatalité et nous nous cramponnons à nos sièges à chaque tremblement, chaque sursaut.
Les acteurs (Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal et Amidou) sont fantastiques. Ils nous transportent dans une autre dimension, parfois même celle de l'enfer.

Friedkin capture toutes ses scènes dans une atmosphère dense, humide et quelque fois oppressante. La cinématographie est brillante ! En y ajoutant la bande originale, un mélange d'étrange qui glace le sang, Friedkin obtient un film qui traversera le temps sans perdre un centimètre de sa grandeur !

 

 

Critique de Nadège Deschamps : intemporel, Sorcerer est impressionnant de réalisme

Note : 8.5/10

Il y a des films qui, malgré les années, ne prennent pas une ride et sont d’une efficacité impressionnante et c’est le cas de Sorcerer (Le convoi de la peur).

Réalisé en 1978 par William Friedkin, le papa de l’exorciste ou encore de French Connection, le film raconte les aventures de 4 hommes tous recherchés par leur pays et qui se retrouvent avec une mission, transporter de la nitroglycérine dans la jungle Sud-Américaine.

Sorcerer est le remake du film de Henri-Georges Clouzot, Le salaire de la peur, sorti en 1955.

Au niveau du casting, on retrouve Bruno Cremer, Roy Scheider ainsi que Francisco Rabal et Amidou. Un casting international de choix qui nous bluffe par une interprétation sans faute.

Le scenario nous propose de découvrir les relations entre les personnages face au danger, à l’appât du gain et on découvre aussi la réaction d’un personnage face à l’isolement.

Lors de la grande scène finale, le film aborde les effets que la solitude, la peur et le danger ont sur l’un des personnages. Filmée dans une carrière désertique, tout se ressemble et semble sans fin. De quoi perdre totalement la tête.

Contrairement aux films d’aujourd’hui, les scènes sont tournées en conditions réelles et avec le danger que cela peut créer suivant les cascades. Et oui, pas d’écran vert, pas de SFX. Ces scènes sont d’une réalité impressionnante et prend le spectateur aux tripes. Une intensité folle s’en dégage. Et pour accentuer les effets, la bande originale créée par Tangerine Dream est juste parfaite. A savoir que la musique a éré faite à partir du script, et de informations données par le réalisateur sur les thèmes et la vision de film qu’il avait en tête.

Souvent boudé, William Friedkin n’en reste pas moins un réalisateur de grand talent et il le prouve avec ce film. Sorcerer fait parti des très grand film de la fin des années 70 et c’est un vrai plaisir qu’il ressorte en salles afin de lui donner une seconde vie...

 

Nadège Deschamps

Ils jouent dans Sorcerer (Le Convoi de la Peur) Sorcerer (Le Convoi de la Peur)

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