[Critique] Desierto : Bienvenue dans le pays de l'Oncle Sam

D’un côté le Mexique, de l’autre les États-Unis, entre les deux : un désert hostile et surtout, un américain très peu enclin à recevoir des immigrés mexicains dans son pays...

Ainsi commence le périple éprouvant de Moïse (Gael García Bernal) et ses compatriotes qui tenteront d’échapper à la haine et la folie d’un seul homme, Sam (Jeffrey Dean Morgan) en voulant pénétrer sur le sol américain. Accompagné de son chien Tracker, Sam poursuivra sans relâche le groupe de Moïse qui s’amenuisera peu à peu, ceci rendant la traque de plus en plus stressante. Les deux acteurs principaux délivrent une superbe performance mais l’on regrettera cependant une confrontation finale trop courte. Mention spéciale au personnage de Jeffrey Dean Morgan dont la détermination fait absolument froid dans le dos. On aurait tout de même voulu en savoir plus sur ses motivations, sur ce qui le pousse à être aussi radical...

Concernant la réalisation, l’influence du père de Jonás Cuarón (le très célèbre Alfonso Cuarón) se ressent. Les plans du désert de Sonora (Sud de la Californie) nous plongent dans la lourde chaleur ambiante et dans l’immensité de celui-ci, nous rappelant que la nature peut être un ennemi tout aussi dangereux que Sam. Ces moments de calmes alternent avec les scènes de courses-poursuites dont le rythme effréné et éprouvant est accompagné à la perfection par la musique de Woodkid.

Bien que le film aurait mérité d’être un peu plus approfondi au niveau de la psychologie des personnages principaux, l’action et le rythme rattrapent très bien le tout et font de Desierto un bon thriller.

 

Note : 8/10

Justine Barré

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