[Critique] Love Hunters: une première réalisation australienne pleine de promesses. Un thriller stylisé, maîtrisé et angoissant jusqu'au bout.

Pour une première réalisation Ben Young n’y va pas de main morte et met en scène un thriller haletant, suffocant, stylisé, maitrisé et angoissant jusque dans ses dernières secondes.

Une histoire de kidnapping et d’un couple pervers et violent qui fait de ses proies un objet sexuel et jetable. Si le sujet est très dur, le metteur en scène ne montre que très peu de violence visuelle et part plus sur de longs sous-entendus et laisse le spectateur imaginer ce qu’il se passe, bien sûr de terrible pour les victimes. Pour autant la violence est omniprésente et le psychique en prend un coup. On a rarement autant souffert avec une victime, comme quoi il n’y a besoin de faire dans le grand guignol pour choquer et éveiller une part d’angoisse. On ressent la peur et le moindre indice d’espoir de s’en sortir pour la jeune femme séquestrée.

Love Hunters élève le niveau des serial killers et des films du genre à un point qu’on n’attendait pas. Une vraie relecture d’un genre si commun au cinéma. A la frontière de l’horreur véritable, un film viscéral qui ne vous lâche pas. Qui plus est la qualité de l’image, des ralentis qui servent le propos (enfin !) et une bo très inspirée achevent de nous convaincre et promettent un avenir radieu pour ce réalisateur australien.


Note : 8/10

Nicolas Lepretre

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