[Critique] The Batman : Quelle folie ! Un polar d’une beauté et noirceur ahurissantes

Polar mon beau polar. Batman revient dans un film noir et d’une immense beauté, une plongée dans un Gotham infernal, glauque au possible et en prise à la corruption à tous niveaux.

Ce nouveau film redéfinit les codes de l’un des justiciers les plus connus et amorce une approche totalement différente en jouant la carte du détective et de l’enquête policière. Batman y apparait plus humain et torturé que jamais dans un monde corrompu, sombre.

Les relations qu’il entretient avec le commissaire Gordon, Catwoman ou encore le Pingouin sont toutes réfléchies, intenses et servent à l’histoire. Si on pouvait craindre la durée de près de 3h il n’en est absolument rien et on se laisse happer, transporté et on ne voit pas le temps passer.

Le film jouit d’une richesse visuelle immense, chaque plan étant millimétré, pensé, mise en scène à la perfection avec toujours ce soucis du détail, des références. Gotham n’a jamais été aussi belle et repoussante. Le film éblouit à tous les instants. La musique omniprésente englobe le spectateur avec cette sensation de compte à rebours, de tension permanente.

The Batman 2022 est une réussite indéniable dans sa forme et son fond et les effets spéciaux, le jeu des textures, des lumières, les informations cachées, les décors contribuent à faire de ce film déjà un classique ! Oui n’ayons pas peur des mots ce film restera et marquera comme la Trilogie Nolan ou encore les Burton dans le patrimoine cinématographique.

Venons-en aussi au casting et pour incarner le justicier un acteur que personne n’attendait forcément : Robert Pattison qui s’est complétement défait de l’image de vampire de l’époque pour incarner un autre costume et si on avait quelques doutes tous se sont dissipés dès les premières minutes du film. Si ce Batman est peu bavard son interprétation est excellente et il incarne ce renouveau, cette noirceur amenée par le film.

Zoe Kravitz n’est pas en reste non plus et plus féline et mortelle que jamais sous les traits d’une Catwoman en devenir. Femme fatale et au caractère bien trempé. Un duo qui détonne.

Jeffrey Wright">Jeffrey Wright vient compléter le trio sous les traits d’un commissaire Gordon sérieux et qui passe très bien aussi.

Pour leur faire face un Pingouin bien vilain, un Falcone campé par le toujours impeccable John Turturro mais c’est surtout l’interprétation de Paul Dano sous les traits de The Riddler qui sort du lot. L’un des plus beaux méchants de ces dernières années (encore dans un film Batman). Il dégage une telle violence, une telle folie à l’image de ce The Batman.

Vous l’aurez compris on pourrait parler des heures de The Batman, un film qui a tant à offrir. On sort subjugué devant un tel spectacle et on a qu’une envie y retourner.

Note : 9,5/10

Nicolas Lepretre

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